Comment choisir son conseiller en gestion de patrimoine ?
Le titre de « conseiller en gestion de patrimoine » n'est pas protégé en tant que tel. Ce sont les statuts réglementaires qui encadrent le métier. Voici les points à vérifier avant de vous engager.
Mis à jour le 5 octobre 2026 · Morel & Associés, conseil en gestion de patrimoine

1. Vérifier les statuts sur le registre de l'ORIAS
Tout professionnel qui conseille des placements financiers ou des contrats d'assurance doit être immatriculé à l'ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Une recherche gratuite sur orias.fr indique ses statuts :
- CIF (conseiller en investissements financiers) pour le conseil en placements financiers ;
- COA (courtier en assurance) pour l'assurance vie, la prévoyance ou l'assurance emprunteur ;
- COBSP / IOBSP pour le courtage en crédit ;
- la carte T (CCI) pour l'intermédiation immobilière.
2. Une association professionnelle agréée par l'AMF
Un CIF doit adhérer à une association professionnelle agréée par l'Autorité des marchés financiers, comme la CNCGP. Celle-ci contrôle ses membres et impose un code de bonne conduite. Le conseiller doit aussi disposer d'une assurance responsabilité civile professionnelle.
3. Le document d'entrée en relation
Dès le premier rendez-vous, le conseiller doit vous remettre un document d'entrée en relation. Il présente ses statuts, ses partenaires, son mode de rémunération et la procédure de réclamation. Son absence est un signal d'alerte.
4. Comprendre sa rémunération
Un conseiller peut être rémunéré par des honoraires que vous lui versez, par des commissions versées par les établissements dont il recommande les produits, ou par les deux. Au sens de la réglementation européenne MIF 2, un conseil est dit « indépendant » seulement si le conseiller ne conserve aucune commission. Aucun modèle n'est meilleur par principe : l'essentiel est la transparence sur ce que vous payez, avant toute souscription.
5. Une méthode écrite et argumentée
Un bon conseil commence par un recueil complet de votre situation et l'établissement de votre profil d'investisseur. Il se poursuit par des recommandations écrites qui expliquent pourquoi telle solution vous convient : c'est le rapport d'adéquation. Méfiez-vous d'un conseiller qui propose un produit avant de connaître votre situation.
6. Le suivi dans la durée
Votre situation, les marchés et la fiscalité évoluent. Demandez comment se déroule le suivi : fréquence des rendez-vous, informations transmises, réactivité en cas d'événement.
7. La relation humaine
Vous allez parler de votre famille, de vos revenus et de vos projets. La qualité d'écoute et la capacité à vulgariser sans simplifier à l'excès sont aussi importantes que la technique.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un CGP et un conseiller bancaire ?
Un conseiller bancaire propose principalement les produits de sa banque. Un cabinet de gestion de patrimoine sélectionne des solutions auprès de plusieurs partenaires et adopte une vision globale : fiscalité, droit de la famille, transmission. Dans les deux cas, vérifiez les statuts et le mode de rémunération.
Comment vérifier qu'un conseiller est enregistré ?
Sur le site orias.fr, à partir de son nom ou de son numéro d'immatriculation. Le numéro ORIAS doit figurer sur ses documents et sur son site internet.
Information générale, à jour à la date indiquée, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles fiscales s'appliquent sous conditions et peuvent évoluer. Tout investissement présente un risque de perte partielle ou totale en capital. Pour connaître dans le détail chaque solution et les risques associés, merci de contacter votre conseiller.
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Sources
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